Harcelement moral... Ou est la limite ?
Publié le jeudi 09 février 2012, 11:43 - modifié le 10/02/12 - Avis divers - Lien permanent
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SYNTHESE
Défini par le Code du travail, le harcèlement moral se manifeste par des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits de la personne du salarié au travail et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Son auteur : un employeur, un cadre, un agent de maîtrise, un collègue de la victime…
COMPRENDRE SON ETAT
Savoir si l'on subit un harcèlement moral se trouve dans l'état dans lequel on se trouve face à certaines situations. État de fatigue, prise de poids ou perte de poids importante, état de panique lorsqu'une mission, un travail n'est pas fini dans les temps, sensation de n'être qu'un minable en permanence, incapacité de résoudre ses problèmes, etc;
Ce ne sont que quelques exemples, mais du côté harceleur, lui même se rend il compte de ce qu'il fait ? Je ne cherche pas à les défendre, car pour avoir subit récemment ce type d'agression, je comprend mieux les tenants et les aboutissants. Le fait harceler un employé, un collègue commence par un état de cpnfiance qui se perd. En règle général epour des faits très anodins mais qui ont affaibli la personnalité ou l'égo du futur harceleur. S'en suit une prise de position dominante dans laquelle le harceleur fera tout pour pousser à bout sa victime.

Si la victime est d'une personnalité faible, ou dans une situation difficile (fatigue, moral, personnel), le harceleur aura la sensation de pouvoir faire ce qu'il veut de sa victime. Il aura le pouvoir. A petites doses, chaque évènement, chaque action de la victime sera scruté et disséqué par le harceleur pour en profiter et frapper avec encore plus de force. Pour le harceleur, c'est une vengeance, une façon de rendre des comptes, mais sans conséquences. Le pire, c'est lorsque la victime s'enfonce et ne se défend pas. A ce moment, le harceleur passera à la vitesse supérieure.

TEMOIGNAGE
Voici le témoignage d'un cadre commercial :
''Au départ cela est venu sans raison, lors d'une réunion, ou j'ai exprimé ma façon de voir les choses. Mon supérieur a alors immédiatement démonté l'ensemble de ma présentation, fatigue, je n'ai pas réagi et j'ai attendu que l'orage se passe. Puis une nouvelle fois, quelques semaines plus tard, je découvre que mon supérieur cherche tout ce qu'il peut trouver sur mon compte, je suis convoqué quasiment tous les mois au siège. Mais le temps faisant je ne réagi toujours pas, je lui laisse prendre la main, car je ne voulais pas perdre mon emploi ! Un jour je me fais engueuler au téléphone parceque je l'ai doublé sur l'autoroute à plus de 170 km/h selon ses dire. J'ai compris qu'il y avais un malaise, rien de ce que je disais ne suffisait à apaiser sa colère, j'ai eu beau m'expliquer, tenter de lui faire comprendre que ce n'était pas la vérité, en fait je me défendais comme un gosse de 7 ans pris sur le fait. Mon état empirait, moral en berne, je m'en prenais à ma femme et mes enfants, je consultai mon smartphone jusqu'à 1H du matin passé pour m'assurer de ne pas avoir de mails, incapable de faire mon job correctement, j'étais cramé. J'ai reçu une lettre d'avertissement en recommandé pour le dépassement sur autoroute, bien que mes collègues me disait de me défendre, je n'en ai rien fait, j'avais peur des représailles, j'avais peur de lui. Après presque une année de harcèlement, j'ai fini par céder, j'ai accepté une rupture conventionnelle pour soi disant m'éviter un licenciement difficile selon lui, j'ai tout accepté de peur de vivre encore et encore ces pressions, le soir ou je rends mes affaires, je reçois un appel de sa part pour me prévenir qu'il ne veut plus entendre parler de moi, sur mon nuémroi perso que je ne lui avais pas donné. Un mois plus tard, lorsque je ne faisais définitivement plus partie des effectifs, j'ai de nouveau eu un appel de sa part me sommant de me taire et ne plus parler à ses équipes, car je n'ai pa sle cul propre... Aujourd'hui je me demande encore si il faut en parler, si il faut se défendre, je suis encore perdu, j'ai encore peur. J'ai bien tenté d'écrire aux patrons de l'entreprise, sans succès. Je resterai avec ce mauvais souvenir et le nom de cette personne qui me fera toujours souffrir.'

LES RECOURS
Dans un premier temps , il est préférable de se rendre chez son médecin pour qu'il constate dans quel état vous vous trouvez et qu'il fasse un certificat en ce sens. Les témoignages seront utiles, mais ne comptez par sur eux, rares sont les personnes qui oseront se mettre face à l'entreprise. Les entreprises de plus de 50 employés se doivent d'avoir une cellule neutre pour réagir en cas de harcèlement, reste les Prud'hommes, que vous pouvez saisir, je ne saurai que trop vous conseiller de garder toute trace même infime (mails, courriers, etc.) et notez chaque évènement majeur avec les dates et les heures, cela restera utile et percutant.
